Paroles
Enfin ! te voilà revenu,
Mon pauvre gars de la gran' Ville,
La goule pâle, à moitié nu,
Le coeur mort et le corps débile !
Reprends ta veste et tes sabots,
Chante tes chansons de naguère ;
T'as encore des jours longs et beaux
À vivre auprès de ton vieux père :
Notre petit coin est si doux !
Pour vivre heureux, restons chez nous !
2. Lorsque tu t'en fus, je t'ai dit :
Reste, mon Yvon, et la cloche
Sonna l'Angélus de midi
Avec un air de doux reproche ;
Nos pommiers te tendaient leurs bras
Chargés de bouquets blancs et roses...
Mais, alors, tu n'entendais pas
La voix des êtres et des choses.