Paroles
1. Depuis le désastreuse guerre
De mille-huit-cent-soixante-dix,
L'aigle allemand, plus que jadis,
Sur nous faisait peser sa serre.
Si bien que le vieux coq gaulois
Qui pendant tant et tant d'années
Fit entendre ses claironnées,
N'élevait presque plus la voix !
Voulant malgré tout que la France
Puisse sans cesse vivre en paix,
Le vieux coq, malgré sa souffrance,
Restait sans riposter jamais.
Et trouvant bien dur de suspendre sa vengeance
À tous les échos, tristement il faisait entendre
Ses douloureux cocoricos !
2. Or un jour l'aigle germanique,
Violant les traités, les lois,
Se jetta sur le Coq gaulois
Dans un accès de rage inique ;
Il croyait, comme aux mauvais jours,
Le dépouiller tout à son aise,
Sans penser que l'âme française
Saurait lui résister toujours.
Voyant le beau sol de la France,
Souillé par le peuple allemand,
Le vieux Coq, rempli de vaillance,
Se redressa subitement ;
Et pour voir tout chacun se défendre
La Patrie... À tous les échos,
Fièrement, il faisait entendre
Ses entrainants cocoricos !
3. Pour vaincre la horde sauvage
Et son Kaiser si malfaisant,
Il fallut verser bien du sang
Et se battre avec grand courage ;
Mais, si nos feuils furent nombreux,
Si brûlantes furent nos larmes,
La victoir a suivi nos armes
Et, tout, nous allons vivre heureux !
Voyant que sous le ciel de France
Le vrai bonheur va refleurir,
Le vieux Coq, avec confiance,
Regarde à présent l'avenir ;
Et, joyeux de nous voir reprendre
Notre gloire... À tous les échos,
Sans répit, il veut faire entendre
Ses triomphants cocoricos !