Paroles
Lorsque j'y pense encor, je prends ces fleurs charmantes
Qui furent sur son cœur,
Petites fleurs des eaux, discrètes confidentes
D'un seul jour de bonheur.
Aimez-moi, disais-je avec elles,
Chacun doit, ici-bas, ici-bas,
Un peu d'amour aux cœurs fidèles.
Aimez-moi ! Aimez-moi ! Ne m'oubliez pas !
Aimez-moi ! Aimez-moi ! Ne m'oubliez pas
Elle était jeune alors, un belle, vive et coquette ;
Et, le cœur en émoi,
Je lui portai des fleurs pour le jour de sa fête,
C'était, c'était des Aimez-moi.
Aimez-moi, disais-je avec elles,
Chacun doit, ici-bas, ici-bas,
Un peu d'amour aux cœurs fidèles.
Aimez-moi ! Aimez-moi ! Ne m'oubliez pas !
Aimez-moi ! Aimez-moi ! Ne m'oubliez pas !
Mais je fus oublié... délaissé par Marie...
Marie, qui me rendit mes fleurs...
Et je revois toujours sur leur tige flétrie
La trace de mes pleurs !...
Aimez-moi, disais-je avec elles,
Chacun doit, ici-bas, ici-bas,
Un peu d'amour aux cœurs fidèles.
Aimez-moi ! Aimez-moi ! Ne m'oubliez pas !
Aimez-moi ! Aimez-moi ! Ne m'oubliez pas.