Paroles
1. Verre vide, foyer sans flamme,
Vile matière, corps sans âme,
À quoi sert-il ? À rien, à rien !
Mais du jus divin de la treille
Qu'on le remplisse, il fait merveille,
C'est un puissant magicien.
Eh ! verse, frère,
Remplis ton verre !
C'est bien, c'est bien, c'est bien, c'est bien,
Courage, frérot,
Vide ton verre !
C'est bien, c'est bien, très bien, très bien.
On trouve le suprême bien
Au fond du verre.
2. Quoi ! tu rougis auprès des belles,
Ton esprit n'a pas d'étincelles,
Et la tristesse est dans ton cœur ?
Veux-tu bientôt, la tête altière,
Apparaissant dans la carrière,
De tes rivaux être vainqueur ?
3. Quel feu s'empare de ton être ?
Ô délire, en toi je vois naître
L'esprit, l'audace, la gaîté.
À tes vœux il n'est plus d'obstacle,
Quoi donc a produit ce miracle ?
Eh ! c'est le vin, en vérité !