Paroles
1. Bon sang de bon sang quelle misère !
À c't'heure que la vie est chère,
Pour pouvoir boire tout mon soûl
M'faudrait un appareil à sous.
C'pendant la semaine finie,
Vrai je sens que j'ai la pépie
Et ça m'fait tellement d'effet
Qu'il faut que je passe au buffet.
Parfaitement, ça me pousse si tellement fort qu'il me semble que tous les bistros m'ouvrent les bras.
N'y a pas ! N'y a pas ! quand j'touche ma paye,
N'y a pas ! N'y a pas ! faut que je ra-laye,
Et quand j'ai bu du piccolo,
Ah c'que j'suis rigolo ! 2
2. Patron ! patron ! encor un verre ?
J'te l'paierai, qu'est-c'que ça peut t'faire ?
C'est-ti parc'que j'suis pas banquier,
Que j'suis pas notable boutiquier,
Que je n'peux pas m'rougir la trogne
À moins d'passer pour un ivrogne ?
Si ça m'plaît d'aller de guingois,
Si j'aime avoir la gueul' de bois...
Parfaitement, si ça me plaît, c'est bien mon droit, je ne fais de tort à personne.
Henri quatre l'a bien en pierre,
C'qui plus est, en pierre meulière :
Moi, je peux bien l'avoir en bois,
N'y a qu'un' différenc' de poids.
3. Puisque l'on est en République,
Tu m'donneras bien une chique ?
Non ? J'suis plus franc qu'toi, quoiqu'poivrot,
J'te rendrai, patron, c'que j'ai d'trop.
Espèce de râleur ! espèce d'...
Tiens, choc ! v'là les intérêts d'ta pièce !
Tu rouspèt's, t'es intransigeant ?
Feignant, fais comm' moi, rends l'argent !
Ma foi, je ne m'en cache pas, c'est toujours comme ça que ça finit.
Quand je m'en vais, c'est bien ma veine,
Il me faut, quand la coupe est pleine,
Rendre ce que j'ai mis de trop,
Et c'n'est pas le plus rigolo.