La partition « Poème d'hiver »

Jules Massenet

 

Poème en quatre parties. Poèmes d'amour dans un climat d'hiver.


Poème d'hiver

Téléchargez la partition de Poème d'hiver, sur un texte de Armand Silvestre, avec piano de Jules Massenet.
23 pages

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Poème d'hiver Partition gratuite
 
 

Paroles

I
C'est au temps de la chrysanthème
Qui fleurit au seuil de l'hiver
Que l'amour profond dont je t'aime
Au fond de mon cœur s'est ouvert.

Il est né doux et solitaire,
A ces fleurs d'automne pareil
Qui, pour parer encor la terre,
N'ont pas eu besoin de soleil.

Sans redouter les jours moroses
Qui font mourir les autres fleurs,
Il durera plus que les roses
Aux douces, mais frêles couleurs.

Et si, quelque jour par caprice,
Ton pied le foule, méprisé,
En même temps que son calice,
Tu sentiras mon cœur brisé !

II
Mon coeur est plein de toi comme une coupe d'or
Pleine d'un vin qui grise,
Si jamais doit finir le rêve qui l'endort,
Dieu veille qu'il se brise !
Mon coeur est plein de toi comme une coupe d'or.

Mon coeur est sous tes pieds, comme une herbe foulée
Que Mai va refleurir
Si jamais loin de moi doit fuir ta route ailée
Puisse-t-il se flétrir !
Mon coeur est sous tes pieds, comme une herbe foulée

Mon coeur est plein de toi comme un oiseau jeté
Par l'aube en ta demeure
Ah ne lui rends jamais se tristesse liberté,
S tu ne veux qu'il meure
Mon coeur est plein de toi comme un oiseau jeté !

III Noël
Noël, en voyant dans ses langes
L'enfant radieux que tu fus
On m'a raconté que les anges
Ont cru voir renaître Jésus.

De l'azur déchirant les toiles.
Ils volèrent du fond des cieux !
À leur front portant des étoiles.
Des fleurs dans leurs bras gracieux !

Devant ton seuil fermant leur aile
Ils chantèrent si doucement
Qu'on eût dit une tourterelle
Qui soupire après son amant.

Et le long de la porte close
Ils couchèrent, en s'en allant.
Le coeur entr'ouvrert d'une rose
L'urne penchante d'un lys blanc.

On les porta près de ta couche
Sans savoir qui le les offrit !
La rose resta sur ta bouche
Et sur ton sein le lys fleurit !

Moi, je ne suis que l'humble pâtre
Après les anges et les rois
Qui vient s'imaginer à l'âtre
Une fleurette entre les doigts

Prends-la cependant, car peut-être
Tout souvenir nous vient du ciel.
Et, dans ce jour qui te vit naître
C'est mon coeur qui chante
Noël ! Noël !

IV
Tu l'as bien dit : je ne sais pas t'aimer !
Tout ce qu'un coeur, peut enfermer d'ivresses,
Cacher de pleurs et rêver de caresses.
N'est pas encor digne de te charmer.
Tu l'as bien dit, tu l'as bien dit : je ne sais pas t'aimer !

Tu l'as bien dit : mes tendresses sont vaines,
À moi, vaincu, que ta grâce a dompté.
Qui ne sais rien qu'adorer ta beauté
Et te donner tout le sang de ses veines.
Tu l'as bien dit, tu l'as bien dit : mes tendresses sont vaines.

Tu l'as bien dit : ce n'est pas de l'amour.
Le feu qui seul se consume dans l'âme
Sans allumer ailleurs une autre flamme
Et sans brûler une autre âme à son tour.
Tu l'as bien dit, tu l'as bien dit : ce n'est pas de l'amour.

Ah ! du moins, pour toi, je veux être
L'ami qui cherchera ta main.
Qui t'emêchera de connaître
La lassitude du chemin.

Cet ami qu'on dédaigne à l'heure
Où tout rit comme un printemps vert.
Mais qu'on se retrouve quand on pleure,
Fidèle et le coeur grand ouvert.

Sois heureuse que tout soit charmes
Pour ta jeunesse et ta Beauté.
Mais, du moins, garde-moi tes larmes...

Mon amour l'a bien mérité !...

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