Paroles
1. D'puis que l'grand Julot a dansé l'tango
Comme à Buenos-Ayres,
Y en a plus qu'pour lui au bal des Poteaux
D'la ru' d'la Glacière.
Derrièr' ses talons faut voir cavaler
Les plus bath gonzesses
Qui dis'nt : ce môm'-là pour nous fair' marcher
Il est à la r'dresse.
Ell's se laiss'nt tomber dans ses bras nerveux
En lui répétant d'un air langoureux :
Julot, ah ! c'que t'es beau
Quand tu dans's le tango !
Julot, c'est toi l'costaud,
Le roi du Sébasto.
Julot, ah ! c'que t'es beau,
T'as l'air d'un hidalgo !
Avec toi, mon chéri,
J'veux tanguer tout' la nuit !
Ah ! oui !!
2. On connaît maint'nant le succès d'Julot
Partout à la ronde,
Ça fait rappliquer au bal des Poteaux
Les gens du grand monde.
Il faut voir Julot s'écrier soudain :
« Ce soir y a du linge »
Et venir cueillir la femm' d'un rupin
En disant au singe :
« Faut pas rouspéter ou j'te rentr' dedans »
Et la poul' s'écrie : « Ah ! c'est épatant !! »
3. Ça d'vait arriver, à présent Julot
Enfile un' redingote
Et s'en va donner des leçons d'Tango
Chez l'baron d'Latringue.
À tous ses élèv's il dit : « pas d'erreur
Vous êt's des patates. »
Et sans plus d'façon, corrig' les danseurs
À grands coups d'savate.
Le monsieur trouv' bien qu'il va un peu fort
Mais quand c'est la dame elle lui dit : « Encor ! »
Refrain final
Julot, ah ! c'que t'es beau
Quand tu dans's le tango !
Julot, c'est toi l'costaud,
Le roi du Sébasto.
Et c'est comm' ça qu'Julot
Ramass' des monacos.
Tout's les femm's de Paris (ou : Tout's les poir's de Paris)
Sont maintenant pour lui.
Ah ! oui !!