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Chansons corses

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Corse


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Textes, accords et paroles

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La chanson popualaire de l'île de Corse

Il s'agit d'un ouvrage de Austin de Croze à télécharger ici, daté de 1911, qui rentre de le détail des différents genres musicaux que l'on trouve à l'époque, dans l'île de beauté.

Sommaire
Avant-propos
PARTIE I
1. L'âme corse
2. Quelques mots sur la Corse et les Corses
3. L'histoire
4. Légendes et superstitions
5. Dialectes
6. Le génie poétique ; Improvisateurs.
7. Le rythme musical ; La mélodie corse
8. Thèmes comparatifs de vieilles mélodies populaires de Corse et d'ailleurs
PARTIE II
1. Vieux airs populaires
2. Chansons poétiques
3. Nanne ou berceuses
4. Sérénades
5. La femme corse ; les chants nuptiaux
6. Chansons de travail
7. Curés et paroissiens ; Noëls
8. Veillées corses ; Proverbes ; Chansonnettes
9. Le rituel funéraire
10. Lamenti
11. Vendetta, banditisme et bandits
12. Voceri
CONCLUSION

Extrait du Chapitre Premier, Existe-t-il un « folk-lore » corse ?
L'étude des folklore n'est pas une vieille science, - si l'on peut appliquer ce mot au délassement que procurent les recherches des us et coutumes, des légendes, des refrains et des poésies de terroir ; - et il n'est pas téméraire d'avancer que cet engouement date tout au plus, pour l'Europe - car toujours nous fûmes devancés par l'Orient -, d'un demi-siècle. En effet, en pleine luitte et en plein enthousiasme romantiques, nos écrivains, de 1830 ) 1848 surtout, se rapprochant davantage du peuple et nos historiens - car c'en fut la grande époque - s'en mêlant, l'âme populaire résurgit parmi les exhumations artistiques, scientifiques ou sociales de la vie plébéienne.
Depuis, ce goût d'investigations ethniques n'a fait que croître et nous possédonc aujourd'hui des recueils complets du floklore non seulement de nos provinces, mais de tous les coins de l'Europe ; seul un pays fut - ignorance ou parti pris ou indifférence ? - presque totalement oublié : la Corse.

Le brave homme dit sans doute vrai à propos de la Corse mais pour l'Europe et plus particulièrement la France, en 1911, il restait encore beaucoup à faire et les recueils de l'époque ne faisaient que donner un aperçu de ce qui existait dans nos régions. Il reste d'ailleurs encore des choses à faire aujourd'hui mais c'est de plus en plus difficile car les personnes âgées, élevées dans la tradition de leur région sont de moins en moins nombreuses et nous sommes dans une époque où tout ceci n'a plus beaucoup d'importance et seules quelques subventions publiques peuvent permettre à quelques chercheurs de travailler sur ces sujets.

Extrait de la conclusion de Paul Fontana, directeur de la Renaissance de la Corse

Les chansons que l'on vient de lire révèlent à l'observateur attentif quelques uns des traits les plus caractéristiques de l'âme corse. Emanations spontanées et frémissantes de la vie d'un peuple, ces demi-improvisations les plus souvent ardentes et rudes dont sentir avec force et une saveur singulière combien cette âme est fière et passionnée ; elles évoquent d'une manière saisissante toute la ferveur de ses affections, toute l'implacabilité de ses haines ; elles portent l'empreinte d'une puissance de vie sentimentale dont on ne trouve plus guère d'exemple dans nos sociétés contemporaines.

D'autre part, le lecteur étranger à notre belle île méditerranéenne n'a pu manquer d'être vivement frappé du caractère presque toujours grave de ces chansons populaires et de la fréquence des accents douloureux ou tragiques : les voceri et la vendetta y tiennent la plus grande place.

Les voceri, on l'a vu, sont de prodigieuses explosions de douleur, d'une douleur qui ignore la résignation passice, et qui mérite d'être interprétée comme un signe de l'énergie et de la vitalité de la race. Car il ne faut pas être dupe des mots : la sagesse impassible, la philosophie résignée ne sont accessibles qu'à de rares privilégiés ; elles sont alors la suprême récompense de l'esprit et de la volonté dominant les forces obscures de l'être, ou soumis à la foi religieuse. [...]